L’entreprise

Toiture Couture est basée à St-Hubert et propose ses services d’étanchéité en revêtement de toiture depuis plus de 35 ans. Ses 175 employés opèrent dans les secteurs industriel, commercial et institutionnel, partout où vont ses clients.

L’entrepreneure

Maryse Couture est présidente depuis 2 ans, elle a pris la relève de l’entreprise familiale en juillet 2014.

À quel moment as-tu su que tu voulais t’embarquer dans l’aventure avec Toiture Couture?

Petite, je ne rêvais pas nécessairement de travailler avec mon père dans l’entreprise. Par contre, j’ai toujours été fière de cette entreprise et j’en entends parler depuis que j’ai 2 ans.

Ce qui était le plus important pour moi c’était vraiment d’avoir mon métier, de ne pas être « fille de »… je suis comptable agréée de formation.

Après mes études en comptabilité, j’ai donc d’abord commencé par travailler en cabinet comptable, et puis à un moment il y a eu une opportunité pour être contrôleur chez Toiture Couture. À ce moment-là, je me suis dit que ça pouvait être un défi intéressant, essayer de voir ce que ça donnait de travailler avec mon père. Ça s’est bien passé alors j’ai commencé comme ça, et de fil en aiguille ça m’a amenée jusqu’ici!

 

« Notre plus grande préoccupation est de chercher constamment à s’améliorer. »

 

Qu’est-ce qui fait de Toiture Couture une compagnie à part dans son industrie?

Le point essentiel pour nous, c’est qu’on se remet toujours en question. Notre plus grande préoccupation est de chercher constamment à s’améliorer: on n’hésite donc vraiment pas à discuter avec les gens en ayant à l’esprit cette vision tournée vers le futur. Ça passe donc aussi par essayer des nouvelles choses, même si ça a parfois donné des résultats mitigés, mais on n’a pas peur de les essayer! Dans le domaine des technologies notamment, il y a une multitude de systèmes de toiture. Un des enjeux importants est la maîtrise de toutes ces technologies. Ce qui nous distingue, nous offrons plusieurs solutions afin d’être en mesure de répondre aux besoins de nos clients au lieu d’une seule solution.

Selon toi, est-ce qu’on naît entrepreneur/gestionnaire ou est-ce qu’on le devient?

Je dirais qu’on peut le devenir. Beaucoup d’entrepreneurs disent qu’ils savent depuis qu’ils sont tout petits qu’ils seront leur propre patron. Pour moi, ce n’est pas le cas. Cette envie s’est développée au contact de gens passionnés, qui t’inspirent. En vieillissant, notre confiance se développe et on se met à rêver et à accomplir des défis auxquels on n’aurait même pas pensé quelques années auparavant.

 

« Être une relève, c’est chausser les souliers de quelqu’un d’autre. »

 

Quel a été le défi le plus intéressant que tu es parvenue à relever jusqu’à présent?

Ça a été un défi personnel: arriver à faire ma place.

Être une relève c’est chausser les souliers de quelqu’un d’autre donc moi ça a été de ne plus être considérée comme “la fille de”, mais comme Maryse Couture, entrepreneure. Par la suite, parvenir à amener ma vision dans l’entreprise, à faire que les gens suivent, qu’ils croient en moi, éliminer les choses qui ne fonctionnaient pas et nous reconcentrer, nous remettre au centre de notre cœur de métier.

Qu’est-ce qui te motive le plus à te lever tous les matins?

C’est définitivement l’idée de faire travailler les gens ensemble en essayant de faire les choses autrement, d’avancer ensemble. Je cherche donc à trouver chaque jour la meilleure manière de permettre et de faciliter une bonne communication, qui est le point clé de tout travail d’équipe.

Selon toi, quels sont les principaux défis auxquels une entreprise de ton industrie a à faire face présentement?

Le plus grand défi est et sera la main d’oeuvre: dans la construction c’est difficile, ce sont des métiers qui ne sont pas nécessairement valorisés dans notre société, difficile physiquement, et qui font l’objet de beaucoup de préjugés. C’est donc un fort enjeu d’inclusion des jeunes, des femmes et des immigrants…

Plus globalement, comme pour toutes les entreprises et pas uniquement dans la construction, il y a aussi bien sûr le défi de faire de la place au jeune tout en réussissant à profiter de l’expérience des employés qui ont 30 ans de métier. C’est chercher à donner des opportunités à la jeune génération et respecter l’expertise de la précédente tout en se renouvelant.

 

« Le plus important c’est de faire son propre chemin, son propre modèle et avancer. »

 

On dit parfois que le monde des affaires est une jungle, qu’en penses-tu?

C’est sûr que c’est très très compétitif: les prix sont extrêmement bas ces temps-ci, c’est un peu chacun pour soi. Mais, en même temps, on a aussi chacun notre modèle donc je pense qu’il ne faut pas uniquement regarder la compétition, que le plus important c’est de faire son propre chemin, son propre modèle et avancer. Ça nécessite de bien s’entourer.

Quelle est ta définition d’une semaine réussie?

C’est quand les ventes et la production ont réussi à se parler et à réaliser un projet ensemble, tout simplement!

Que peut-on te souhaiter pour les années qui viennent?

Une belle croissance économique!

Et aussi que Toiture Couture continue à être une entreprise qui innove, qui apprend et que le conflit de générations entre la jeunesse et l’expérience devienne une grande force, d’être une entreprise où on collabore dans les nouvelles façons de faire, une entreprise où le plaisir de travailler ensemble est présent et contagieux!

 

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