Votre organisation doit constamment faire des changements pour assurer sa pérennité.

Il est facile de définir les changements requis pour résoudre un problème ou pour saisir une opportunité d’amélioration. Toutefois, leur mise en œuvre est souvent difficile et freinée par la résistance aux changements des personnes touchées.

Vous devez comprendre comment fonctionne le cerveau humain pour esquiver cette résistance aux changements.

Le cerveau triunique

Le cerveau humain est un organe extraordinaire et complexe. En 1969, le médecin et neurobiologiste Paul D. MacLean présenta la théorie du cerveau triunique. Cette théorie distingue 3 cerveaux apparus subséquemment au cours de l’évolution humaine. Jean-Pierre Dubé - Cerveau humain

Le cerveau reptilien ou primitif

  1. Le 1er cerveau apparu il y a environ 400 millions d’années.
  2. Assurer les besoins fondamentaux comme l’alimentation, la reproduction, la respiration, la fonction cardiaque, le sommeil, etc.
  3. Assurer la survie et déclencher certains réflexes de défense et des comportements primaires comme la haine, la peur, l’animosité envers ceux n’appartenant pas au même groupe, l’appartenance au territoire et à la collectivité, le respect de la hiérarchie sociale et de ses leaders, etc.
  4. Le cerveau reptilien est inflexible et ses comportements innés ne peuvent pas évoluer avec l’expérience.

Le cerveau mammifère ou limbique

  1. Le 2e cerveau apparu il y a 65 millions d’années.
  2. Gérer les émotions, les valeurs et les jugements.
  3. Économiser l’énergie en mémorisant les bonnes et les mauvaises expériences.
  4. Déclencher les alarmes (Flight, Fight, Freeze) face aux sources de stress.

Le cerveau humain ou néocortex

  1. Le 3e cerveau apparu il y a 3.6 millions d’années.
  2. Assurer un raisonnement logique.
  3. Permettre le langage, la créativité, l’imagination, etc.
  4. Le néocortex est flexible et ses capacités d’apprentissage sont quasi infinies.

Tous les changements, même positifs, peuvent déclencher trois réactions : fuir (flight), combattre (fight) ou figer (freeze). Du moment qu’un changement est perçu comme menaçant ou stressant, vos employés auront l’une de ces trois réactions.

Cette réaction face aux changements est normale et même essentielle à notre survie.

C’est dans le cerveau mammifère que l’on trouve une structure appelée l’amygdale. L’amygdale contrôle la réaction de lutte, de fuite ou de paralysie. L’amygdale a permis à nos lointains ancêtres de réagir promptement aux dangers présents dans leur environnement.

Le problème avec l’amygdale, c’est qu’elle déclenchera la sonnette d’alarme si vous imposez des changements plus ou moins importants à vos employés.

Généralement, vous tentez de vendre à vos employés les changements visés en expliquant leur logique. Toutefois, la logique est assurée par le cerveau néocortex alors que la résistance aux changements trouve son siège dans le cerveau mammifère. C’est comme essayer de faire de la logique avec un chien apeuré!

Il existe une stratégie efficace pour contourner cette réaction de lutte, de fuite ou de paralysie.

Au lieu d’imposer un ou quelques changements importants à vos employés, mettez en œuvre de nombreux petits changements. Vous évitez ainsi de réveiller l’amygdale et de déclencher la sonnette d’alarme de vos employés.

Leur résistance au changement faiblira petit à petit par accoutumance. Ce processus d’adaptation vous permettra d’introduire avec succès des changements de plus en plus importants. Vous atteindrez ainsi plus rapidement vos objectifs initiaux même si vous avez commercé avec des changements plus petits.

Découvrez comment le Kata d’amélioration permet d’introduire en continu de nombreux petits changements pour grandement améliorer la performance de votre organisation.

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